
Son travail a été rendu possible grâce à la création d’une Association Foncière Pastorale (A.F.P) qui permet de travailler les surfaces agricoles de la commune et rend possible les améliorations foncières. Les 250 brebis agnellent chacune une fois par an. Il y a deux agnelages par an, un à l’automne et l’autre au printemps.
Le choix du label A.B ( agriculture biologique ) vous donne une garantie en terme de qualité :

pas d’ engrais chimique sur les prés
pas de compléments alimentaires médicamenteux
pas de farines animales !
pas d’ ensilage
respect du cahier des charges A.B européen
un suivi individuel des animaux
Vincent peut vous proposer des agneaux issu de l’agriculture biologique (en vente directe), des steaks hachés de mouton, des merguez (uniquement à base de mouton), des plats cuisinés…
Nous vous proposons de l’agneau conditionné sous vide à venir chercher sur l’exploitation, ou directement à l’abattoir de Pamiers.
Viande disponible tous les 45 jours en moyenne du mois d’octobre au mois de juin. Les morceaux sont présentés sous vide, étiquetés, et vendus caisses de 14kg environ (agneau entier) ou 7kg environ (demi agneau).
Dans chaque caisse vous pourrez trouver les morceaux correspondant à un agneau ou à un demi agneau : gigot, épaule, côtes à faire griller, collier pour les ragoûts… Selon votre choix, le gigot pourra être entier ou tranché, l’épaule roulée ou entière.
C’est au Bésines sur la commune de Mérens les Vals que les brebis vont passer leur été. Un même mot pour une période et un lieu : l’estive. Après une journée de marche le troupeau arrive sur la montagne des Bésines où le berger salarié du groupement pastoral va les prendre en charge pendant trois mois. Le groupement est organisé depuis prés de 20 ans et compte en 2008 cinq éleveurs dont 1 éleveur de vache gasconne.
Le berger surveille les animaux, les soigne et les « assale ». il les garde « par quartier » en leur donnant, pour une période donnée, une zone précise. Grâce à ce travail il assure une alimentation riche au troupeau et cela permet ainsi de maintenir un milieu naturel ouvert en limitant la friche.
En 2008 le berger garde 1400 brebis et agneaux sur une zone étendue et difficile mais riche en qualité d’herbage. Il a deux cabanes pastorales dont la dernière a été construite en 2004 avec l’aide de la commune de Merens et de la Fédération Pastorale de l’Ariège. C’est une montagne difficile mais belle, exigeante mais généreuse et les éleveurs sont fiers de la faire vivre.
Toutefois comment ne pas dire un mot sur ces prédateurs que nous subissons depuis quelques années déjà ; nous étions un peu perplexe avec la venue sur ces territoires de ces ours expatriés ; c’est vrai que ce sont de belles bêtes mais à présent nos positions sont sans appel. C’est un constat d’échec total : il a fallu abandonner un quartier entier de la montagne car c’était ingérable avec des attaques. Malgré une forte présence du berger la journée et un regroupement nocturne quand c’est possible, les attaques ( pardon les prédations comme il disent) n’ont jamais cessées (encore trois cette année). Les éleveurs sont à bout de nerf tandis que Carla jubile. Est ce qu’on assiste à l’apogée d’une écologie basée sur l’image et le marketing au détriment des symbioses pastorales ancestrales seule garante de la biodiversité ? N’en déplaise aux promoteurs de « mesures de protection » (au demeurant inefficaces dans notre environnement de la Haute Ariège) le plan de réintroduction n’aura pas bénéficié à la nature, tout juste à quelques associations démagogues et autre professionnels du tourisme pour personnes abusées. Les paysans de montagne font parti des rares agriculteurs à vivre en harmonie avec leur milieu, c’est une relation d’enrichissement mutuel ; celui du patrimoine, celui de la biodiversité, celui des paysages et de la culture . Ils ne méritent pas de subir cette injustice.
Ce beau métier porte de biens lourdes contraintes parmi lesquelles des données particulières qui viennent s’appliquer dans nos montagnes : le semi-désert rural offre au mode de vie citadin une bouffée d ’oxygène apaisante voire salvatrice pour certains. Dès lors, la valeur de l’habitat explosant, les actifs locaux (pour ne pas dire aborigènes) éprouvent des difficultés à se loger. Le foncier aussi devient convoité pour des constructions. Les zones agricoles reculent donc des villages et agglomérations. Ces espaces se voient quelques fois perturbés par certaines populations peu respectueuses des cultures et aménagements pastoraux, ou simplement des personnes peu ou pas informés des pratiques agricoles. Ces mêmes zones sont rarement de taille à lutter. Encore plus si c’est contre des projets d’infrastructure routière, de transport d’énergie, ou des projets industriels comme une carrière d’extraction de granulats.
Là où le développement touristique ou industriel peut amener emplois et services, il peut aussi, on l’a vu, provoquer un déséquilibre dans sa coexistence avec l’agriculture. L’aménagement du territoire a besoin de régulation, on le sait, mais la seule qui s’opère aujourd’hui est celle qu’impose le poids économique à court terme de chacune des parties. C’est là où le bat blesse. Quand il s’agit de pérenniser les gestes paysans, des variétés animales ou végétales anciennes, il ne s’agit pas uniquement d’économie. Quand il s’agit d’entretenir nos paysages générations après générations, de produire les aliments donnant de la saveur aux Cultures du monde, il ne s’agit pas non plus uniquement d’économie. Mais le grand public n’est pas dupe pour peu qu’il observe et s’informe. Il est aussi demandeur d’authenticité, de bon produits goûteux .
Gageons que les paysans montagnards sauront ne pas finir dans un musée.
Vincent Gleyses
N’hésitez pas à faire un zoom pour voir la localisation précise du gîte, vous pouvez aussi calculer un itinéraire (cliquez alors sur ’plan’).
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et aussi un grand merci à steph pour l’élaboration du site